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HC DANS LA PRESSE : « dans les travaux du BTP. Communiqué de presse »

 

Descente en avant première  Sud Ouest 31-12-2009
 

Dans l'attente de l'ascenseur pour 25 visiteurs qui doit encore être soumis à de sévères contrôles de sécurité, notre descente par un colimaçon dans les entrailles de la Terre, à Tourtoirac, a d'abord ressemblé à une odyssée des ténèbres. Une fois parvenus au parcours bétonné assuré avec le reste du gros œuvre par HC Pyrénées de Soulom (65), quel coup d'oeil! Ce circuit balisé par une rambarde surplombant le vide révèle, d'entrée, une débauche de stalactites et stalagmites, des draperies en cascades, des excentriques à foison et même de vraies sculptures faisant penser à des madones, Notre-Dame-De-LaClautre ou la Vierge à l'Enfant. Ici, l'adjoint au maire Lucien Villemaine, sous ses faux airs de président Johnson, montre d'un jet de lumière une grenouille de pierre aux cuisses pendantes. Là, Virginie Pichardie, détachée au projet par la mairie de Tourtoirac et descendant pour la quatrième fois, désigne des gours remplis d'eau pure. Le parcours de 300 mètres semble beaucoup plus lourd au visiteur qui, à l'arrivée, est invité à redécouvrir la grotte selon l'angle du retour. Cette sorte de réversibilité sera encore plus évidente lorsque l'entreprise briviste AEL aura posé 300 projecteurs de toutes les couleurs, (avec éclairage écologique LED) aux effets changeant eux aussi à l'aller et au retour. Cette symphonie de formes et de lumières devrait séduire le public, espère le maire Dominique Durand. Il compte sur 25000 visiteurs, mais l'on sait qu'il en faudrait bien 30 000 pour rentabiliser ce projet de 1,5 millions d'euros pris en charge à égalité par l'Etat, le Département et la Région (331 000 euros chacun), ainsi que par la commune à hauteur de 507 000 euros. Le premier magistrat estime que l'on ouvrira début avril 2010 (sinon, au pire des cas, en juin) et que l'exploitation, avec 4 emplois à temps complet à la clef, se fera par délégation de service public. Outre les effets immédiats sur plusieurs entreprises périgourdines du bâtiment, il table surtout sur les effets économiques induits de cette initiative touristique dont le maître d'ouvrage est la commune de Tourtoirac et les maîtes d'oeuvre YD Architecture à Hautefort et Jean-Marie Freyssinet à Objat (19).

Cette Grotte de Tourtoirac a toute une histoire, rappelée le 8 février 2007 lors du lancement des travaux en présence du Préfet de l'époque Raphaël Bartolt, qui favorisa le projet. Celui-ci s'appelle "Histoire d'un voyage". Tout débute le 28 janvier 1995 lorsque le spéléologue Jean-Luc Sirieix découvre la grotte, après avoir franchi 130 mètres de siphons dans des conditions périlleuses. Une semaine après, c'est le drame : voulant faire partager sa trouvaille, il est victime d'un accident mortel, tout comme Annie Marie, qui l'accompagnait. Le troisième spéléologue, Philippe Marchive, s'en sort indemne. Bernard Gauche était venu au secours du trio. En 1996, Philippe Marchive et Bernard Gauche reprennent l'exploration, réalisent une topographie et installent un balisage. En mars 2000, le captage de la résurgence du réseau souterrain est abandonné pour exploiter l'eau potable. Cela permet de creuser le puit d'accès à la galerie. Dès avril 2000, s'est imposé le sentiment que la grotte pourrait devenir pour Tourtoirac un pôle majeur de développement. Le bureau d'études A Tou fut sollicité pour la faisabilité du projet impliquant un maximum de garanties de sécurité (des blocs dangereux ont été éliminés). Maintenant, les Tourtoiracais ont hâte de montrer la grotte à leurs vieux amis du jumelage de Remilly en Lorraine!

 

 
 
 
 
 
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